Le cinéma américain des années 70 : les films et tous ceux à l'écran ou derrière qui ont fait le cinéma américain des années 70.

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"Un espion de trop"

« The woods are lovely, dark, and deep, But I have promises to keep,
And miles to go before I sleep, And miles to go before I sleep. »


titre original"Telefon"
année de production1977
réalisationDon Siegel
scénarioPeter Hyams, d'après le roman de Walter Wager
musiqueLalo Schifrin
interprétationCharles Bronson, Donald Pleasence, Lee Remick, Tyne Daly, Patrick Magee


Critique extraite du Guide des films de Jean Tulard

Habile et original suspense. Bronson se coule bien dans le style de Siegel, violent et sans temps morts.


Un excellent film d'espionnage à la "Manchurian candidate" ! (la critique de Pierre)

Don Siegel, le réalisateur mythique de "Tuez Charley Varrick" et de "L'évadé d'Alcatraz" (entre autres), a réalisé en 1977 cet excellent divertissement, qui est sorti il y a quelques mois en DVD.

Le pitch : dans les années 50, les services russes ont implanté aux USA une cinquantaine d'agents dont le cerveau a été "lavé" et qui ont tous pour mission de détruire des installations stratégiques lorsqu'ils entendent une phrase secrète mystérieuse. Dalchimsky, un agent russe devenu fou (Donald Pleasence) active tous les agents les uns après les autres. Du coup, pour éviter l'escalade diplomatique, les Russes envoient leur meilleur agent, Grigori Borzov (Bronson) pour buter Dalchimsky.

C'est tout le cinéma que j'aime. Le casting est super : Charles Bronson, Lee Remick, Donald Pleasence. Rien à dire. La musique de Lalo Schifrin, l'histoire - joliment datée aujourd'hui - clairement dans la lignée de celle du film de Frankenheimer *. C'est réalisé avec beaucoup de métier, sans fioriture, sans temps mort. La narration est très maîtrisée, le début notamment, où Siegel crée un vrai effet d'attente sur le personnage de Bronson, qui n'apparaît qu'à la 20ème minute du film ! Une éternité !

Il faut dire que, quand Bronson apparaît, on n'est pas déçu : son personnage est super. Il a carrément un super pouvoir, puisqu'il est capable de "photographier" tout ce qu'il voit, notamment d'après une page par coeur rien qu'en l'ayant regardée quelques secondes, un talent bien utile pour un espion ! Le "couple" d'espions qu'il forme avec Lee Remick est vraiment chouette.

J'ai juste quelques réserves sur un ou deux moments comiques un peu incongrus, et sur la conclusion un peu expédiée. Mais c'est vraiment du bon cinéma.


* "Un crime dans la tête", 1962


Stopping by Woods on a Snowy Evening, Robert Frost, 1922

Whose woods these are I think I know.
His house is in the village though;
He will not see me stopping here
To watch his woods fill up with snow.

My little horse must think it queer
To stop without a farmhouse near
Between the woods and frozen lake
The darkest evening of the year.

He gives his harness bells a shake
To ask if there is some mistake.
The only other sound's the sweep
Of easy wind and downy flake.

The woods are lovely, dark and deep.
But I have promises to keep,
And miles to go before I sleep,
And miles to go before I sleep.

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