16 mai 2015 6 16 /05 /mai /2015 21:23

titre original "The Chase"
année de production 1966
réalisation Arthur Penn
scénario Lillian Hellman, d’après la pièce éponyme d’Horton Foote
photographie Joseph LaShelle
musique John Barry
production Sam Spiegel
interprétation Marlon Brando, Jane Fonda, Robert Redford, Angie Dickinson, Janice Rule,
  E.G. Marshall, Henry Hull, Robert Duvall


La critique de Sébastien Miguel

Pour Pauline Kael : « Fantaisie libérale, masochiste et incontrôlée… ».

Une petite ville du Texas, un samedi soir d’été. L’annonce de l’évasion d’un enfant du pays met le feu aux poudres : racisme, préjugés de classe, goût du meurtre, amour du pouvoir, toute puissance de l’argent.

Ecrit par Lillian Hellman d’après une pièce et un roman d’Horton Foote, mais désavoué par son réalisateur, sa scénariste et sa star !

Jamais, dans le cinéma américain, une œuvre n’avait su restitué avec autant de puissance la folie délirante des années 60. Scènes d’anthologie innombrables : l’ouverture avec le vol de la voiture, la course folle de Redford dans les marées, le tabassage de Brando, l’irruption hallucinante d’E.G. Marshall - en smoking - dans la casse en feu, la scène finale avec Jane Fonda.

Le personnage de Briggs, magnifiquement interprété par Henry Hull (pour son dernier rôle), est l’individu le plus exécrable et le plus malfaisant jamais vu sur un écran !

Comme dans les plus grands chefs-d’œuvre, Arthur Penn multiplie les moments inoubliables : la beauté de Jane Fonda - allongée sur le tapis d’un motel - brûlante de désir, la porte se refermant sur le visage flétri de Myriam Hopkins, la gueule cassée de Brando, le cheval qui traverse la route lorsque Brando et Angie Dickinson rêvent d’une ferme, la veulerie minable de Robert Duvall, le soupir désabusé de Janice Rule ("The Swimmer", "Trois femmes", "Missing"), femme adultérine à la dérive… On pourrait en écrire des pages…

Icône du bien et seul représentant d’équité et de justice, Marlon Brando est grandiose.

Magnifique générique de Maurice Binder, photo sombre de Joseph LaShelle ("Laura", "Mark Dixon détective", "Rivière sans retour", "La Garçonnière") et partition inquiétante de John Barry.

Plus beau casting de l’histoire du cinéma américain.

Un monument du 7ème art.

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